L’aéronautique a besoin d’un véritable engagement d’Ottawa
L’aéronautique est un secteur névralgique pour le Québec. En 2005, il représentait 77 000 emplois directs au Canada dont près de la moitié au Québec. Ce secteur d’activités génère des ventes annuelles de l’ordre de 21,3 milliards de dollars et des recettes fiscales pour Ottawa de l’ordre de 2,1 milliards. L’aéronautique apporte par ailleurs des légions d’emplois bien rémunérés, avec un salaire annuel moyen de 60 000 dollars dans l’industrie. Sans le moindre doute, l’aéronautique est porteuse d’avenir pour l’économie du Québec en autant que cette industrie profite de l’appui adéquat de la part des différents paliers de gouvernement. Or, sur ce point les concurrents étrangers bénéficient généralement d’une longueur d’avance considérable. Au cours des années 2001, 2002 et 2003, Exportation et développement Canada (EDC), l’organisme fédéral qui finance les contrats d’exportation, a financé en moyenne 41 % des livraisons d’avions régionaux de Bombardier. En comparaison, au cours de la même période, la Banque de développement du Brésil a financé plus de 80 % des livraisons d’Embraer. Le sous-financement de l’industrie aéronautique québécoise est particulièrement dramatique alors que de nombreux transporteurs aériens sont en crise, que les prêteurs hésitent à leur avancer les fonds dont ils ont besoin pour renouveler leur flotte et que le financement gouvernemental devient indispensable.
Vers une politique de l’aéronautiqueC’est incontournable, le gouvernement fédéral doit établir une politique claire de financement des ventes des produits de l’aéronautique et offrir un soutien comparable à celui dont jouissent les entreprises étrangères concurrentes. C’est pourquoi le Bloc Québécois propose :
Pour en savoir plus :Radio-Canada, 9 février 2009
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