Manchette
11 mai 2009 Aide aux entreprises et aux travailleurs du secteur forestier : le temps est venu d’agirOttawa, lundi 11 mai 2009 – Alors que le comité spécial Québec-Ottawa créé pour aider l’industrie forestière doit faire rapport au plus tard le 15 mai, le leader parlementaire du Bloc Québécois et député de Joliette, Pierre Paquette, ainsi que le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’industrie, petite entreprise et tourisme et député de Chicoutimi–Le Fjord, Robert Bouchard, ont rappelé les solutions concrètes avancées par le Bloc Québécois et ont offert au comité une série de mesures qui pourraient être mises en place rapidement pour aider les entreprises et les travailleurs du secteur forestier à traverser la crise. Cliquez ici pour télécharger ce plan de relance (PDF, 150 Ko) « Depuis avril 2005, l’industrie forestière vit l’une des pires crises de son histoire. En effet, 25 000 emplois ont été perdus dans le secteur forestier québécois. Malheureusement, le gouvernement conservateur reste muet face aux demandes de l’industrie. Jusqu’ici, le gouvernement fédéral n’a rien trouvé de mieux que d’investir des miettes dans le secteur forestier et de créer des groupes consultatifs. Comme l’équipe de travail Québec-Ottawa doit présenter d’ici le 15 mai ses solutions à la crise forestière, le Bloc Québécois offre aux membres du comité une série de propositions dont ils pourront s’inspirer pour soutenir les entreprises et les gens affectés par la crise dans le secteur forestier », a affirmé Robert Bouchard. « Les mesures que nous proposons ne sont pas nouvelles, mais le gouvernement conservateur à toujours refusé de les mettre en place. Elles sont tirées des plateformes électorales ainsi que des deux plans de relance présentés par le Bloc Québécois. Ce sont des mesures vérifiées qui ont toutes reçu un accueil favorable, tant de la part de l’industrie que de la part des travailleurs », a poursuivi le député de Chicoutimi–Le Fjord. « Notre plan d’aide pour l’industrie forestière vise trois principaux objectifs : soutenir immédiatement l’industrie, aider les travailleurs et les communautés à passer à travers la crise et moderniser l’industrie de la forêt pour qu’elle devienne plus productive et plus verte », a fait valoir Robert Bouchard. Soutenir immédiatement l’industrie forestière pour traverser la crise « L’accès au crédit est à ce jour le principal problème auquel est confrontée l’industrie forestière. Les institutions financières refusent de prêter au secteur de la forêt à un taux raisonnable, ce qui entraîne des frais d’intérêts insoutenables pour les entreprises du secteur forestier. À court terme, si rien n’est fait, ce manque de liquidités entraînera des milliers de pertes d’emploi », a déclaré le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’industrie, petite entreprise et tourisme. « Le Bloc Québécois propose donc la mise en place immédiate d’une facilité de crédit pour l’industrie forestière qui serait dotée d’une enveloppe similaire à celle offerte à l’industrie automobile qui recevra plus de 5 milliards de dollars. Par l’entremise d’Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada, le gouvernement mettra en place un guichet unique qui offrira aux entreprises du secteur forestier des prêts et des garanties de prêts. Ainsi, les entreprises forestières auront accès à un guichet unique et pourront obtenir du financement à un taux commercial raisonnable, ce qui leur permettrait de passer à travers la crise. Les conservateurs ont déjà trop attendu et, pour éviter le pire, il faut agir maintenant », a soutenu Robert Bouchard. Soutenir les travailleurs et les communautés frappés par la crise « Afin de soutenir les travailleurs et les communautés frappés par la crise, le Bloc Québécois propose une approche intégrée qui permettra à la fois de soutenir les travailleurs victimes de la crise, tout en assurant l’injection rapide de sommes importantes dans les communautés. Cette approche bénéficiera grandement aux communautés forestières touchées par le chômage. Pour ce faire, le Bloc Québécois propose une réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi contenant une série de changements, tels l’abolition du délai de carence de deux semaines, un seuil d’admissibilité fixé à 360 heures pour tous, une hausse du taux des prestations de 55 à 60 % du salaire gagné, un calcul basé sur les 12 meilleures semaines, un programme de soutien au revenu pour les travailleurs âgés, etc. » a mentionné Pierre Paquette. « Le Bloc Québécois souhaite par ailleurs l’adoption du projet de loi qui vise à accorder un crédit d’impôt d’un maximum de 8 000 $ à un jeune diplômé décidant d’aller travailler dans une région en difficulté économique et démographique. Grâce à cette mesure, une main-d’œuvre productive et innovante pourra ainsi revenir en région et participer activement au développement et à la diversification des régions ressources. Nous proposons également d’instaurer un crédit d’impôt remboursable pour les employeurs qui décideraient de maintenir le lien d’emploi avec un employé et de l’envoyer suivre une formation reconnue par le Québec et les provinces. Une telle mesure est évaluée à 500 millions de dollars annuellement, dans le cas où les participants bénéficient du programme pour la durée maximale de deux ans », a ajouté Robert Bouchard. Une industrie forestière verte et moderne « Enfin, parmi une série de mesures destinées à moderniser l’industrie forestière et à favoriser l’énergie verte, le Bloc Québécois propose la création d’un fonds de 50 millions de dollars destiné au financement de la recherche et à la commercialisation des carburants de remplacement de deuxième génération. En effet, pour trouver de nouveaux débouchés aux résidus forestiers, plusieurs mesures peuvent être mises en place, dont l’utilisation des biocarburants de remplacement de seconde génération. De plus, le Bloc Québécois entend déposer un projet de loi afin d’encourager l’utilisation du bois dans les constructions fédérales. Les produits ligneux constituent un substitut aux produits énergivores tel l’acier qui nécessite beaucoup d’énergie dans sa transformation. Conséquemment, l’utilisation du bois constitue une façon concrète de réduire les émissions de gaz à effet de serre », a repris Pierre Paquette. « L’industrie forestière a fait des efforts considérables pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. En mettant de l’avant une véritable bourse du carbone, l’industrie pourrait vendre ses crédits de carbone et utiliser les liquidités qui en découlent pour investir dans les régions du Québec. Au moment où le Canada signait Kyoto, et plus encore au moment de sa ratification, le gouvernement fédéral a envoyé un signal très fort à l’effet que ces efforts allaient être récompensés. Cela ne s’est jamais produit et, aujourd’hui, l’administration américaine axe sa politique à partir de 2006 comme année de référence. Le Bloc Québécois considère donc que toutes les industries qui ont fait des efforts et réduit leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 doivent être compensées au moyen de crédits échangeables », a continué le député de Joliette.
En terminant, le leader parlementaire du Bloc Québécois a rappelé que la crise forestière dure depuis plus de cinq ans et qu’il est urgent d’agir puisque des milliers d’emplois sont en jeu. « Le Bloc Québécois agit en présentant un éventail de mesures destinées à aider les entreprises et les travailleurs du secteur forestier. Il est maintenant temps que le gouvernement conservateur ouvre les yeux et offre à l’industrie forestière une aide semblable à celle que reçoit l’industrie automobile de l’Ontario », a conclu Pierre Paquette. Cliquez ici pour télécharger ce plan de relance (PDF, 150 Ko) Fil RSS
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